Le Surréalisme (XXème)

Temps de lec­ture : 2 minutes

Contexte his­to­rique et ori­gines du Surréalisme

De 1914 à 1918, la France et l’Allemagne s’opposent dans un conflit où sont entraî­nés la plu­part des pays d’Europe. La guerre de tran­chées fait des mil­lions de morts. Les hor­reurs de ce conflit mon­dial sus­citent un sen­ti­ment de dégoût et de révolte qui s’exprime par le rejet des idées et de l’art du XIXe siècle. Les intel­lec­tuels ques­tionnent les valeurs et la supré­ma­tie de la civi­li­sa­tion occidentale.

Le groupe sur­réa­liste se consti­tue en 1924. Les trois fon­da­teurs his­to­riques sont André Breton, Aragon et Soupault qui ont tous vécu l’expérience de la guerre. Ils sont influen­cés par les tra­vaux de Freud qui découvre l’inconscient et le rôle du rêve dans le psy­chisme humain.

Ce sont les diver­gences poli­tiques qui vont dés­unir le groupe à l’aube de la Seconde Guerre mon­diale. L’esthétique sur­réa­liste per­dure néan­moins jusqu’en 1966, à la mort d’André Breton. Les sur­réa­listes contestent l’ordre social, allient la révolte à l’humour mais aussi à la pro­vo­ca­tion et à la vio­lence. La plu­part des auteurs adhèrent au parti com­mu­niste avant de s’en déta­cher et de s’engager dans la Résistance dans les années 1940.

Les prin­cipes majeurs

L’étude de l’inconscient, du rêve, de la folie :
Les auteurs sur­réa­listes veulent s’affranchir de la logique de la pen­sée et remon­ter aux sources secrètes de la créa­tion. Ils s’intéressent à la psy­cha­na­lyse qui explore l’inconscient. Le rêve sti­mule l’imagination et leur ouvre des voies inédites

Le renou­vel­le­ment du lyrisme et l’importance de l’amour :
Pour les auteurs sur­réa­listes, la femme est un objet de désir, une source de bon­heur, une muse qui offre à l’homme un refuge contre les atro­ci­tés du monde moderne.

De nou­velles formes de création :
Pour les auteurs sur­réa­listes, l’art est un ins­tru­ment de libé­ra­tion et de révolte. Ils pré­co­nisent une créa­tion spon­ta­née, hasar­deuse et incons­ciente. L’écriture auto­ma­tique leur offre cette pos­si­bi­li­té. De même, les jeux col­lec­tifs désarment la logique et favo­risent les capa­ci­tés poé­tiques (cadavres exquis, cal­li­grammes, col­lages, etc.). Le poème en prose, le vers libre, le récit poé­tique et le roman sont leurs formes de prédilection.

Principaux auteurs (liste non exhaustive)

Paul Éluard : Capitale de la dou­leur, 1926 (recueil poétique) ;
André Breton : Nadja, 1928 (recueil poétique) ;
Robert Desnos : Corps et bien, 1930 (recueil poétique) ;
Louis Aragon : Les Yeux d’Elsa, 1942 (recueil poétique) ;
Louis Aragon : Aurélien, 1944 (roman)

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