Liberté d’expression : faut-il être tolérants avec les intolérants ?

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La liber­té d’ex­pres­sion, pro­cla­mée en 1881, consti­tue l’un des fon­de­ments essen­tiels de notre socié­té. Mais que dit la loi ? De quoi parle-t-on exac­te­ment ? La loi est-elle suf­fi­sam­ment claire ?

Depuis l’as­sas­si­nat de Samuel Paty, la ques­tion revient, lan­ci­nante : com­ment un cours sur la liber­té d’ex­pres­sion a‑t-il pu coû­ter la vie au pro­fes­seur qui l’a donné ?

Depuis 2015 et l’ins­tau­ra­tion de l’é­du­ca­tion morale et civique – d’a­bord ima­gi­née par Vincent Peillon comme des leçons de morale laïque puis ins­tau­rée par Najat Vallaud-Belkacem après les atten­tats de Charlie Hebdo et de l’Hyper Cacher – ce même cours a été donné des mil­liers de fois à tra­vers la France. Cette fois-ci, par la dif­fu­sion de vidéos men­son­gères, et par la mobi­li­sa­tion de réseaux isla­mistes au pro­jet poli­tique reven­di­qué, la liber­té d’ex­pres­sion semble s’être retour­née contre celui qui l’enseignait.

Il y aurait donc deux approches de ce droit fon­da­men­tal, pilier de notre démo­cra­tie : la liber­té d’ex­pres­sion telle que sanc­tua­ri­sée dans la décla­ra­tion uni­ver­selle des droits de l’homme et qui sert de prin­cipe direc­teur à la loi sur la presse de 1881 ; et en miroir la liber­té d’ex­pres­sion qui s’exerce sur les réseaux sociaux, sans aucune limite, par­fois au nom des prin­cipes liber­ti­cides. La seconde est une menace sur la pre­mière, iden­ti­fiée depuis longtemps.

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