Liste alpha­bé­tique des articles publiés

Le théâtre surréaliste (XXème)

Sep 19, 202210

La guerre (1914−1918) ayant pro­vo­qué l’ef­fon­dre­ment des valeurs huma­nistes et bour­geoises sur les­quelles repo­sait la socié­té euro­péenne, le nou­veau siècle va éga­le­ment pro­fi­ter d’un cou­rant artis­tique d’une ampleur et d’une por­tée sans égal. Le Surréalisme, né du Dadaïsme, va en effet don­ner nais­sance à une pen­sée et à une esthé­tique révo­lu­tion­naires, influen­cer pro­fon­dé­ment et dura­ble­ment la créa­tion artis­tique dans tous les champs, y com­pris celui du théâtre. Si le terme sur­réa­lisme, emprun­té à Apollinaire, désigne bien une nou­velle façon de conce­voir et de repré­sen­ter la réa­li­té, on pou­vait pen­ser que le théâtre devien­drait un lieu pri­vi­lé­gié d’ex­pres­sion de ce nou­veau cou­rant artis­tique. Or il…

Molière – Le Malade imaginaire – Acte II, scène 6 – analyse 03

Sep 19, 202217

La der­nière comé­die de Molière , repré­sen­tée en 1673, reprend un cer­tain nombre de thèmes sou­vent abor­dés sur scène comme les mariages arran­gés, les conflits entre maîtres colé­riques et valets inso­lents, la satire des méde­cins et les vieillards ridi­cules . Dans cette comé­die ‑bal­let spec­ta­cu­laire, Molière, alors très malade, ajoute une réflexion autour de l’art de se soi­gner et de se gué­rir . Argan campe un vieillard per­sua­dé qu’il souffre de tous les maux et qui compte sur les méde­cines pres­crites par son méde­cin M Purgon et confec­tion­nées par son apo­thi­caire M Fleurant pour aller mieux. Il a tel­le­ment peur d’affronter seul la maladie…

Le théâtre symboliste (XIXème)

Sep 11, 202215

A l’am­bi­tion natu­ra­liste de recons­ti­tuer le réel s’op­pose le pro­jet des sym­bo­listes qui veulent faire valoir au théâtre la pri­mau­té du poème et du « livre » sur la maté­ria­li­té de la scène. Le mou­ve­ment sym­bo­liste naît notam­ment de l’as­so­cia­tion de poètes qui, à l’ins­tar de Stéphane Mallarmé (1842−1898), sont ame­nés à étendre leur réflexion à l’art théâ­tral. La repré­sen­ta­tion, proche de la céré­mo­nie, est d’a­bord la repré­sen­ta­tion de la vision du poète. Celui-ci rend pos­sible l’ac­cès à l’in­vi­sible, à la faveur de l’i­ma­gi­na­tion et de la rêve­rie du spec­ta­teur. Le texte fait jouer entre eux les signes, tan­dis qu’in­ter­viennent les figures du rêve ou de…

Le Vaudeville (XIXème siècle)

Sep 9, 202224

C’est sur­tout au XIXe siècle et alors que le music hall anglais est en plein essor, que le vau­de­ville, en tant que forme comique par­se­mée d’in­ter­ludes musi­caux sur des airs connus qu’on recycle à tout va et où l’on voit des per­son­nages pris dans des situa­tions rocam­bo­lesques, prend pied sur la scène fran­çaise et devient véri­ta­ble­ment le genre qui s’est depuis ins­ti­tu­tion­na­li­sé. La nais­sance du vau­de­ville doit éga­le­ment être rat­ta­chée à l’é­vo­lu­tion des mœurs et à la nou­velle stra­ti­fi­ca­tion qui fait le pay­sage social fran­çais, qui doit désor­mais comp­ter la classe bour­geoise comme un élé­ment éco­no­mique et poli­tique moteur capable de se his­ser, par…

Spécificités du théâtre par comparaison à la littérature

Juin 7, 202264

Les spé­ci­fi­ci­tés du théâtre par com­pa­rai­son avec la lit­té­ra­ture, de la pièce par rap­port au texte. Le théâtre est avant tout un spec­tacle, on le voit, ce qui est dif­fé­rent des simples indi­ca­tions scé­niques pré­ci­sées en marge des textes. Il conjugue plu­sieurs élé­ments comme la scène, les décors, les cos­tumes, les éclai­rages et par­fois la musique. Et, au des­sus de tout, le théâtre vit car il est incar­né, il prend chair dans celle des comé­diens. Il est vu par un public qui se trouve face à la scène, autre­fois aussi sur les côtés de la scène au temps de Molière. Un public voyeur qui…

Le Drame romantique

Mai 14, 202283

Un genre éphé­mère. Trois phases suc­ces­sives de 1823 à 1843 : Les mani­festes théo­riques : Elaboration de pré­faces et de textes théo­riques par avant la période de créa­tion (cf. Stendhal, Racine et Shakespeare,1823 – 1825 ; Hugo, Préface de Cromwell, 1827). La période créa­trice : Théâtre roman­tique s’affirme par oppo­si­tion au théâtre clas­sique puis évo­lue vers une atti­tude plus posi­tive ( Dumas, La Tour de Nesle, 1832 ; Hugo, Lucrèce Borgia, 1832 ; Ruy Blas, 1838 ; Vigny, Chatterton, 1834 ; Musset, Lorenzaccio, 1834 ). Le déclin : Forme théâ­trale qui ne résiste pas à l’hostilité des pou­voirs, favo­rables à la dra­ma­tur­gie clas­sique, et à la désaf­fec­tion du public. 1843 : échec des Burgraves de Victor…

La Commedia dell’arte (XV-XVIèmes)

Sep 23, 202262

Tandis que l’élite appré­cie les spec­tacles ins­pi­rés du théâtre antique, le grand public lui pré­fère la “com­me­dia dell’arte”, forme de théâtre popu­laire, né en Italie, for­te­ment basé sur l’improvisation ( On l’appelle aussi com­me­dia impro­vi­so ‑comé­die impro­vi­sée). L’appellation com­me­dia dell’arte est dif­fi­cile à tra­duire. On peut par­ler de « comé­die des artistes ». En effet, les pièces étaient jouées par des comé­diens pro­fes­sion­nels. On parle aussi de com­me­dia alla mascha­ra, puisque dans ce genre, les comé­diens sont, la plu­part du temps, mas­qués. Des troupes de comé­diens créent des per­son­nages typés (ser­vi­teurs comiques, vieillards, avo­cats, doc­teurs ridi­cules, amants, etc.). Ces mêmes per­son­nages appa­raissent dans des…

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