En contrat d’apprentissage, vous disposez d’un droit spécifique pour préparer vos examens dans de bonnes conditions. Ce congé de révision, prévu par le Code du travail, vous permet de consacrer du temps aux épreuves terminales tout en conservant votre rémunération. Il s’inscrit dans le cadre de l’alternance et répond à une logique simple, vous aider à aborder la fin de formation avec méthode et sérénité.
Synthèse :
Le congé de révision offre à l’apprenti 5 jours ouvrables payés pour préparer les épreuves terminales, à condition de le solliciter dans les délais et de respecter le cadre légal.
- Repérez dès maintenant les dates d’examen et retenez que ces jours doivent être pris dans le mois précédant la première épreuve.
- Informez l’employeur par écrit au moins un mois avant, en joignant un justificatif (planning de révisions ou attestation du centre de formation).
- Planifiez vos révisions avec un planning détaillé ; les jours peuvent être pris en une fois ou fractionnés et s’appliquent une seule fois par diplôme.
- Veillez à vos droits : il y a un maintien intégral de la rémunération et ces jours s’ajoutent aux congés payés ; participez aux sessions collectives proposées par le CFA lorsque c’est prévu.
Les congés de révision pour les apprentis, définition et cadre légal
Le congé de révision correspond à cinq jours ouvrables supplémentaires accordés à l’apprenti pour la préparation directe des épreuves finales de son diplôme. Il s’agit d’un temps réservé à la révision des examens terminaux, et non d’une simple absence de confort à la discrétion de l’employeur. Ce droit accompagne la logique même du contrat d’apprentissage, qui combine formation théorique et expérience en entreprise.
Sur le plan juridique, ce dispositif est prévu par l’article L6222-35 du Code du travail. La règle est claire, l’apprenti préparant un diplôme en alternance bénéficie de ce congé supplémentaire. L’employeur ne peut pas le refuser librement, car il s’agit d’un droit opposable. En cas de refus injustifié, l’entreprise s’expose à des conséquences, notamment sur le terrain du droit du travail.
Les conditions d’attribution des congés de révision
Ce congé n’est pas ouvert à toutes les absences liées à la scolarité. Son champ d’application est précis, et il convient de bien distinguer les situations couvertes de celles qui ne le sont pas. Cette distinction évite les erreurs de calendrier et les demandes inadaptées auprès de l’employeur.
Qui est concerné ?
Le dispositif vise tous les apprentis engagés dans un contrat d’apprentissage préparant un diplôme ou un titre reconnu. Cela recouvre un large éventail de formations, du BTS au Bachelor, en passant par le Mastère, le MBA, les titres professionnels et les cursus proposés par les écoles de commerce. Le niveau d’études importe peu, dès lors que la formation est suivie dans le cadre de l’alternance.
Cette diversité de parcours montre que le congé de révision ne s’adresse pas uniquement aux formations courtes. Un apprenti en licence professionnelle, en école spécialisée ou en parcours postbac peut également en bénéficier, à condition de préparer des épreuves terminales dans le cadre du contrat. Le point de départ reste toujours le même, il faut être lié par un contrat d’apprentissage valide.
Quelles épreuves sont concernées ?
Le congé de révision est réservé à la préparation des épreuves finales ou terminales du diplôme visé. Il ne sert pas à réviser un contrôle ponctuel, un devoir intermédiaire ou une séquence d’évaluation continue. Autrement dit, ce temps est consacré à la dernière ligne droite, lorsque l’examen sanctionne réellement l’obtention du titre ou du diplôme.
Les évaluations intermédiaires ne donnent donc pas ouverture à ce droit. De même, les sessions de rattrapage ne sont pas visées par le mécanisme légal. Cette limitation est importante, car elle rappelle que le congé de révision a une vocation ciblée, celle de préparer les épreuves terminales et non de couvrir l’ensemble des contrôles liés à la formation.
Combien de congés et comment les utiliser ?
L’apprenti dispose de 5 jours ouvrables maximum, et ce droit ne s’ouvre qu’une seule fois par diplôme. Il ne se renouvelle donc pas chaque année. Si la formation s’étale sur plusieurs périodes, les jours ne peuvent pas être additionnés indéfiniment. Une fois utilisés pour un diplôme donné, ils ne peuvent pas être réclamés de nouveau pour le même cursus.
Ces jours doivent être pris dans le mois précédant la première épreuve. C’est un point déterminant, car si le congé n’est pas sollicité à temps, le droit est perdu. La règle impose donc une vraie vigilance sur le calendrier des examens, afin d’éviter qu’un apprenti ne se retrouve privé de ce temps de préparation par simple retard administratif.
Rémunération, positionnement et organisation du congé
Le congé de révision ne se traduit pas par une baisse de salaire ni par une perte de droits sur les congés payés. Son régime est protecteur, et il s’intègre dans l’organisation habituelle du contrat d’apprentissage. Il faut toutefois bien comprendre son fonctionnement pour l’utiliser sans difficulté.
Rémunération et cumul avec les autres congés
Pendant ces cinq jours, la rémunération de l’apprenti est maintenue intégralement. Il continue donc à percevoir son salaire habituel, comme s’il était présent dans l’entreprise. Cette règle favorise une préparation sérieuse aux examens, sans arbitrage financier défavorable pour le jeune en formation.
Ces jours viennent s’ajouter aux congés payés classiques. Ils ne les remplacent pas et ne se confondent pas avec le droit à congés acquis au rythme de 2,5 jours ouvrables par mois travaillé. L’apprenti conserve donc l’ensemble de ses droits ordinaires, auxquels s’ajoute ce temps dédié aux révisions.

Modalités de prise des jours
Les cinq jours peuvent être pris en une seule fois ou fractionnés, selon l’accord trouvé avec l’employeur. Cette souplesse permet d’adapter l’absence au calendrier des cours, aux révisions personnelles et à l’organisation de l’entreprise. L’objectif reste de créer un cadre cohérent avec les besoins concrets de l’examen.
L’employeur peut proposer un décalage des dates, mais il doit en informer l’apprenti au moins un mois à l’avance. Ce délai de prévenance protège les deux parties et permet d’éviter les changements de dernière minute. Par ailleurs, si le centre de formation organise une session collective de révision pendant cette période, l’apprenti doit y participer et ne peut pas choisir d’autres dates à sa convenance.
Le tableau ci-dessous résume les points de vigilance les plus utiles pour bien comprendre l’organisation de ce congé.
| Point analysé | Règle applicable | Conséquence pour l’apprenti |
|---|---|---|
| Durée | 5 jours ouvrables maximum | Temps limité, à réserver à la préparation finale |
| Moment de prise | Dans le mois précédant la première épreuve | Demande à anticiper rapidement |
| Rémunération | Maintien du salaire | Aucune perte de revenu pendant l’absence |
| Renouvellement | Une seule fois par diplôme | Le droit ne se répète pas chaque année |
| Champ d’application | Épreuves terminales uniquement | Pas de congé pour contrôle continu ou rattrapage |
Démarches à suivre pour obtenir le congé de révision
Pour sécuriser ce droit, l’apprenti doit agir avec méthode. Une demande claire, formulée dans les délais, limite les risques de désaccord avec l’employeur et facilite l’organisation de l’équipe. Il ne suffit pas de connaître la règle, il faut aussi la mettre en œuvre correctement.
La première étape consiste à informer l’employeur au moins un mois à l’avance, par écrit. Ce formalisme est recommandé, car il laisse une trace de la demande et permet de prouver le respect du délai. Il est ensuite utile de joindre un justificatif, comme un planning de révisions ou une attestation du centre de formation mentionnant les dates des examens.
Cette anticipation est d’autant plus importante que le calendrier des épreuves peut évoluer selon les établissements. En repérant tôt les dates officielles, l’apprenti peut déposer sa demande dans les temps et éviter toute perte de droit. Une démarche construite donne plus de poids à la demande et facilite la réponse de l’employeur.
Bonnes pratiques et conseils pour maximiser la réussite
Le congé de révision n’a de valeur que s’il est utilisé pour préparer réellement les épreuves. Il ne s’agit pas d’un simple repos supplémentaire, mais d’un temps de travail personnel orienté vers un objectif précis. Une organisation rigoureuse permet d’en tirer le meilleur parti.
Anticiper et structurer ses révisions
Dès la publication des dates d’examen, il est utile de construire un planning de révisions détaillé. Ce document aide à répartir les matières, à identifier les priorités et à justifier la demande de congé auprès de l’employeur. Plus le planning est précis, plus il montre une démarche sérieuse et réfléchie.
Vous pouvez utiliser un simulateur de mémoire pour tester et améliorer vos acquis.
Il est également conseillé de réunir en amont tous les éléments nécessaires, notamment les dates officielles, les supports de cours et les ressources fournies par le CFA. Cette préparation évite les hésitations de dernière minute et permet d’utiliser le congé pour consolider les acquis, faire des exercices et revoir les points les plus techniques.
Communiquer avec l’employeur et le centre de formation
Une communication claire avec l’employeur et le CFA réduit les risques de désaccord. Il est préférable d’expliquer les dates choisies, la logique du calendrier et les besoins liés aux examens. Lorsque chacun connaît les contraintes de l’autre, l’organisation devient plus fluide et le cadre de l’alternance reste serein.
Si le centre de formation propose des sessions de révision collectives, l’apprenti doit s’y conformer. Cette obligation peut paraître contraignante, mais elle s’inscrit dans l’objectif global de préparation aux épreuves. Dans tous les cas, aucun travail en entreprise ne doit être exigé durant ces jours, qui sont réservés à la révision directe.
Bien utilisé, ce congé donne un vrai temps d’avance pour aborder les épreuves terminales avec méthode et confiance. En anticipant les démarches, en respectant les délais et en organisant ses révisions avec sérieux, l’apprenti met toutes les chances de son côté pour réussir son diplôme.
