Le Symbolisme (XIXème)

Depuis la chute du Second Empire, sur­ve­nue le 4 sep­tembre 1870, le gou­ver­ne­ment fran­çais est démo­cra­tique. La IIIe République ins­taure des liber­tés fon­da­men­tales et favo­risent l’émergence de nou­veaux cou­rants de pen­sée. Cette époque est éga­le­ment mar­quée par les pro­grès scien­ti­fiques et tech­niques qui pré­parent l’avènement d’un mode de vie moderne et du règne de la machine. Le posi­ti­visme, qui prône une approche scien­ti­fique, se déve­loppe. Le sym­bo­lisme naît en réac­tion au posi­ti­visme. Les sym­bo­listes s’opposent à une vision méca­niste de l’homme et de l’Univers. Ils rejettent le Naturalisme et sa des­crip­tion objec­tive de l’Univers. À l’expérience et à la rai­son, ils pré­fèrent la sug­ges­tion, l’irrationnel, la déri­sion. Ils ne sont pas non plus convain­cus par les recherches formelles…

Sep 12, 2022235 min read

Le théâtre symboliste (XIXème)

A l’am­bi­tion natu­ra­liste de recons­ti­tuer le réel s’op­pose le pro­jet des sym­bo­listes qui veulent faire valoir au théâtre la pri­mau­té du poème et du « livre » sur la maté­ria­li­té de la scène. Le mou­ve­ment sym­bo­liste naît notam­ment de l’as­so­cia­tion de poètes qui, à l’ins­tar de Stéphane Mallarmé (1842−1898), sont ame­nés à étendre leur réflexion à l’art théâ­tral. La repré­sen­ta­tion, proche de la céré­mo­nie, est d’a­bord la repré­sen­ta­tion de la vision du poète. Celui-ci rend pos­sible l’ac­cès à l’in­vi­sible, à la faveur de l’i­ma­gi­na­tion et de la rêve­rie du spec­ta­teur. Le texte fait jouer entre eux les signes, tan­dis qu’in­ter­viennent les figures du rêve ou de l’au-delà. Reposant sur la force de la sug­ges­tion, cette esthé­tique rejette tout réa­lisme et…

Sep 11, 2022152 min read

Le Vaudeville (XIXème siècle)

C’est sur­tout au XIXe siècle et alors que le music hall anglais est en plein essor, que le vau­de­ville, en tant que forme comique par­se­mée d’in­ter­ludes musi­caux sur des airs connus qu’on recycle à tout va et où l’on voit des per­son­nages pris dans des situa­tions rocam­bo­lesques, prend pied sur la scène fran­çaise et devient véri­ta­ble­ment le genre qui s’est depuis ins­ti­tu­tion­na­li­sé. La nais­sance du vau­de­ville doit éga­le­ment être rat­ta­chée à l’é­vo­lu­tion des mœurs et à la nou­velle stra­ti­fi­ca­tion qui fait le pay­sage social fran­çais, qui doit désor­mais comp­ter la classe bour­geoise comme un élé­ment éco­no­mique et poli­tique moteur capable de se his­ser, par ses res­sources finan­cières, à la hau­teur d’une aris­to­cra­tie qui n’est déjà plus que l’ombre…

Sep 9, 2022242 min read

Honoré de Balzac – Mémoires de deux jeunes mariées – Lettre 5 – analyse

Extrait étu­dié : « Cette bas­tide est une bas­tide … comme celle d’une pâque­rette » – INTRODUCTION :Le roman épis­to­laire de Balzac, Mémoires de deux jeunes mariées, pro­pose deux exis­tences de femmes oppo­sées : l’une, aris­to­crate pari­sienne, pro­fite de l’existence et de sa sédui­sante beau­té pour vivre une pas­sion mal com­prise, l’autre, Renée de Maucombe, est obli­gée de se marier rapi­de­ment pour asseoir son ave­nir. C’est la lettre où Renée décrit à son amie Louise ce qu’elle per­çoit de sa nou­velle exis­tence de jeunes mariée que nous allons étu­dier. (LECTURE). Pour répondre à votre ques­tion, je vais mettre en valeur, dans un pre­mier temps, une des­crip­tion sym­bo­lique. Puis, je mon­tre­rai que ce texte com­porte un ton très particulier :…

Août 31, 20221913 min read

Honoré de Balzac – Mémoires de deux jeunes mariées – Lettre 3 – analyse

Texte ana­ly­sé : de « Je suis donc armée… » à « … stu­pide d’étonnement. Les deux pre­mières lettres du roman sont adres­sées par « Louise de Chaulieu » à « Mademoiselle Renée de Maucombe », en sep­tembre d’abord pour racon­ter son ins­tal­la­tion chez ses parents à Paris, puis en novembre pour évo­quer sa nou­velle vie et les rela­tions avec sa famille. Cette troi­sième lettre, datée de décembre, s’ouvre sur les pré­pa­ra­tifs d’une pre­mière soi­rée mon­daine : « Ma ché­rie, me voici prête à entrer dans le monde ». D’où un juge­ment sur cette nou­velle « Louise », « J’ai fait comme les duel­listes avant le com­bat : je me suis exer­cée à huis-clos. J’ai voulu me voir sous…

Août 25, 20222814 min read

Molière – Le Malade imaginaire – seulement un spectacle ?

La comé­die a sou­vent été consi­dé­rée comme un spec­tacle léger : le but qu’elle affiche, faire rire le spec­ta­teur, l’a sou­vent relé­guée au rang de simple dis­trac­tion sans consé­quence. Certes, la comé­die fait rire à gorge déployée à par­tir de petits riens, de situa­tions futiles, mais cela signifie-t-il pour autant qu’il ne faille pas la prendre au sérieux ? Nombre d’au­teurs comiques ont reven­di­qué haut et fort le simple droit d’a­mu­ser par tous les moyens leur public. Néanmoins, le rire pro­vo­qué par la comé­die est sou­vent un rire « aux dépens de » : un per­son­nage, une situa­tion sus­citent la moque­rie du spec­ta­teur, met­tant ainsi en évi­dence un défaut, un ridi­cule. Cette capa­ci­té à faire rire que détient…

Août 13, 2022276 min read

Honoré de Balzac – Mémoires de deux jeunes mariées – structure du roman – 01

Mémoires de deux jeunes mariées est une médi­ta­tion sur le mariage, grave, non pas adres­sée aux jeunes filles ou aux parents, mais à toutes les femmes. Les mémoires de deux jeunes mariées est un roman épis­to­laire qui réside d’un échange de lettres entre deux jeunes femmes, docu­ment dont se dégage une com­pa­rai­son de leurs des­ti­nées. Louise de Chaulieu, d’une très grande famille, est une blonde aris­to­cra­tique, les fameux che­veux blonds des Francs, ardente, roman­tique, qui joue toute sa vie sur un grand amour. Son amie de pen­sion, Renée de Maucombe, est une gen­tille brune, de famille plus modeste, qui est relé­guée par la vie dans un des­tin tran­quille : elle a un mari un peu effa­cé, laid, des…

Août 13, 2022224 min read
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